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W LOGO LVDS DefDepuis sa création, le projet artistique du Théâtre Le Vent des Signes (implanté, depuis 2003, dans un théâtre permanent en ordre de marche) , scène conventionnée par la Ville de Toulouse est de:
- replacer le théâtre au cœur de la cité, dans son champ de questionnement des problématiques inhérentes à l’Homme (tant à ses méandres qu’à ses enchantements) 
- convier les publics autour d’écritures contemporaines du dire qui malaxent les langues, les langages et l’exploration du croisement des disciplines artistiques dans un souci d’adresse à l’autre.
à travers...
- des créations fondées sur les écritures contemporaines et leur tissage avec les autres arts, musiques improvisées, danse contemporaine, arts plastiques etc...
- l’accueil de Compagnies en résidence de créations 
- et au hasard des rencontres avec les artistes... des ateliers de pratiques artistiques et des master-class (théâtre, danse contemporaine et musique) ouverts aux amateurs et aux professionnels.
Qu'ensemble avec les artistes et les partenaires institutionnels et autres qui le traversent et le font vivre, que tous ensemble avec les publics, nos destinataires et partenaires, nous posions des pistes de respiration et de rêve plus humain.
Il y a d'autres façons de voir et de penser le monde. Jean-Pierre SiméoN

Jai_apport_mes_gravats__la_dchetterie_-Sophie_Gisclard__397En ces temps où nous n'avons plus le temps de prendre le temps, c'est la nécessité de créer un lieu-espace d'exploration et de création axées sur la préoccupation du sens de l'être et du monde dont il participe - qui conduit Anne Lefèvre (directrice de la compagnie) à acheter en 1999, un hangar oublié en plein cœur du quartier Saint-Cyprien. (4 ans de travaux, de solidarité entre professionnels du bâtiment et bénévoles ardents et, en 2003, le Théâtre Le Vent des Signes ouvre ses portes. ©Sophie Gisclard



Le Vent des Signes...
un lieu porté par le frémissement de la langue, des langues : celles de la musique, du verbe, du corps, de l'image… toutes langues incarnées s’adressant à l’être en son singulier et son champ de conscience.
Autrement dit,  à quelle société de demain « œuvrons-nous ensemble » à travers les actes individuels et collectifs que nous posons aujourd’hui ? 
Le sol sur lequel s'appuie notre chemin...
le constat du désenchantement qui submerge les hommes et les inscrits dans une sorte de renoncement. On est en pleine obscénité : on montre et surmontre à tout rompre.
On repousse sans cesse les limites de l'intime et du privé sans que la question véritable du singulier ne soit jamais réellement posée. 
En ces temps où l'ordre économique est premier,  en ces temps où le quantitatif prime sur le qualitatif… proposer un espace où respirer, être bousculés, s'interroger, souffler… un lieu où questionner nos cheminements à travers le geste artistique, dans l’ici et le maintenant de notre inscription dans la cité. 
L'abandon de la pensée politique par le monde de l'art est une catastrophe. Bernard Stiegler
GRAVATS_21
Si le fond du questionnement est grave car vital, son traitement artistique - loin d'être hermétique - est énergique, décalé, grinçant, drôle.
On dirait qu’on chercherait un espace plastique où déployer l’intime et le collectif, un espace de frottement des dires et des corps où incertain rime avec envol et pas avec ravage. Extrait "Je dirai qu'il est trop tard quand je serai mort.e d'Anne Lefèvre.
©Sophie Gisclard


Gravats Sophie Gisclard 15Qu'est-ce qu'un théâtre qui n'éclaire pas l'ombre qui nous talonne?Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme.Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. Il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il ne lui reste plus de patrie.Au-dessus de ceux-là, s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort.Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril, mais il ne cherche, au contraire, qu'à le fixer irrévocablement dans l'enfance.Il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur mais il veut être l'unique agent et le seul arbitre. Il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leur succession, divise leur héritage. Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? Alexis de Tocqueville (1805 -1859)
En tant qu'auteur de pièces de théâtre, je considèrerais avoir rempli parfaitement mon devoir si je réussissais dans une pièce à poser une question de manière qu'à partir de là les spectateurs ne puissent plus vivre sans une réponse, sans leur réponse, leur propre réponse qu'ils ne peuvent donner que par leur vie même. 
Max Frisch (1911-1991)  ©Sophie Gisclard

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